Canicule et fortes chaleurs : les bons réflexes pour se protéger

Les vagues de chaleur s’installent de plus en plus tôt, durent parfois plus longtemps et peuvent avoir des effets importants sur la santé. Lorsque les températures restent très élevées pendant plusieurs jours et que les nuits ne permettent plus au corps de récupérer, l’organisme est fortement sollicité pour maintenir sa température autour de 37 °C.

Même les personnes en bonne santé peuvent être concernées par la fatigue thermique, la déshydratation ou le coup de chaleur. Certaines personnes nécessitent toutefois une attention particulière : les nourrissons, les femmes enceintes, les personnes âgées, les personnes atteintes de maladies chroniques, les personnes en situation de handicap, ainsi que celles qui travaillent ou se déplacent en extérieur.

Qu’est-ce qu’un épisode de canicule ?

 

On parle de canicule lorsque, pendant au moins trois jours, il fait très chaud dans la journée et que la température redescend peu ou pas la nuit. Les seuils varient selon les départements, car l’exposition à la chaleur dépend aussi des caractéristiques locales.

Pourquoi la chaleur peut-elle être dangereuse ?

En période de fortes chaleurs, le corps dépense beaucoup d’énergie pour se rafraîchir. La transpiration, l’augmentation du rythme cardiaque et la dilatation des vaisseaux sanguins participent à cette régulation. Mais lorsque la chaleur persiste, surtout la nuit, l’organisme récupère moins bien.

Les principaux risques sont la déshydratation, l’hyperthermie, les malaises et l’aggravation de maladies préexistantes, notamment cardiovasculaires ou respiratoires.

Les gestes simples à adopter

 

 

  • Boire régulièrement de l’eau, même sans sensation de soif.
  • Éviter l’alcool, qui favorise la déshydratation.
  • Manger en quantité suffisante, en privilégiant si besoin des repas plus légers ou fractionnés.
  • Limiter les efforts physiques et décaler les activités aux heures les plus fraîches.
  • Se rafraîchir régulièrement le visage, la nuque, les avant-bras et les poignets avec de l’eau fraîche.
  • Passer quelques heures par jour dans un endroit frais : bibliothèque, cinéma, centre commercial, musée, mairie ou autre lieu climatisé.
  • Prendre des nouvelles de ses proches et oser demander de l’aide si nécessaire.

 

Garder son logement au frais

Pour limiter la chaleur à l’intérieur, il est recommandé d’aérer la nuit ou tôt le matin, lorsque la température extérieure est plus basse, puis de fermer fenêtres, volets, stores et rideaux pendant la journée. Dans un logement, certaines pièces restent plus fraîches que d’autres : les repérer permet d’y dormir, travailler ou se reposer pendant les périodes les plus chaudes.

Un ventilateur peut être complété par un linge humide, un bol de glaçons ou une bouteille d’eau congelée placée à proximité. Les plantes à grandes feuilles, les rideaux occultants clairs et les espaces communs plus frais d’un immeuble peuvent également aider à réduire la température ressentie.

Les signes qui doivent alerter

 

Certains symptômes doivent inciter à agir rapidement : crampes musculaires, fatigue inhabituelle, maux de tête, fièvre supérieure à 38 °C, vertiges, nausées ou propos incohérents.

Face à ces signaux, il faut hydrater la personne concernée et rafraîchir son corps avec un brumisateur, un linge humide, un ventilateur ou une douche fraîche. Si les symptômes persistent ou s’aggravent, contactez un médecin. En cas de malaise, appelez immédiatement le 15.

 

Quelles sont les personnes à risque ?

En période de canicule, certaines personnes sont plus vulnérables et nécessitent une attention particulière :

  • les personnes âgées, dont le corps régule moins bien la chaleur et qui ressentent parfois moins la soif ;
  • les nourrissons et les enfants, qui se déshydratent plus rapidement ;
  • les femmes enceintes, plus sensibles à la fatigue et aux malaises liés à la chaleur ;
  • les personnes souffrant d’une maladie chronique ou aiguë, dont l’état de santé peut être aggravé ;
  • les personnes sous traitement de certains médicaments, qui doivent demander conseil à un professionnel de santé en cas de doute ;
  • les travailleurs en plein air, davantage exposés au soleil et aux fortes températures ;
  • ainsi que les sportifs, chez qui l’effort physique augmente les risques de déshydratation et de coup de chaleur.

 

Comment repérer un risque de déshydratation ?

En cas de doute, il faut observer plusieurs signes simples : une soif importante, une bouche ou des lèvres sèches, une fatigue inhabituelle, des vertiges, un regard terne ou des yeux creusés. On peut aussi réaliser le test du pli cutané : pincer doucement la peau du dos de la main ou de l’avant-bras, puis relâcher. Si la peau met du temps à reprendre sa forme normale, cela peut évoquer une déshydratation. Dans ce cas, il faut installer la personne dans un endroit frais, lui proposer de boire régulièrement par petites quantités et la rafraîchir avec des linges humides. En cas de malaise, de confusion, de troubles de la conscience, de forte fièvre ou si l’état ne s’améliore pas rapidement, il faut appeler les secours au 15 ou au 112.

S’informer pendant les fortes chaleurs

Pour suivre l’évolution de la situation, consultez les cartes de vigilance de Météo France, mises à jour quotidiennement, et les bulletins météo. En cas d’épisode de forte chaleur, la plateforme Canicule Info Service ==> https://www.info.gouv.fr/risques/canicule-et-vagues-de-chaleur ou par téléphone au 0 800 06 66 66, appel gratuit, tous les jours de 9h à 19h.

Les personnes de 60 ans et plus ou en situation de handicap peuvent également se renseigner auprès de leur mairie ou de leur CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) pour connaître les dispositifs d’accompagnement disponibles.